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Pourquoi j’ai quitté le salariat malgré un bon salaire

Je gagnais bien ma vie. Pourtant, chaque matin, j’avais l’impression de me trahir un peu plus.



Pourquoi j’ai quitté le salariat malgré un bon salaire

J’avais un poste stable. Un CDI. Je travaillais à temps partiel et je gagnais quasiment 1500€ à l’époque.


Sur le papier, j’avais “réussi”.

La sécurité.

Le confort.

La stabilité.


Et pourtant… je me sentais profondément mal et pas à ma place.


Pendant longtemps, j’ai cru que le problème venait du travail.

Des conditions.

Du métier.

Des autres.


Mais avec le recul, je comprends quelque chose de beaucoup plus important :

Le vrai problème, c’est que je ne prenais pas ma place.

Je m’étais tellement habituée à m’adapter, à faire ce qu’on attendait de moi, à ne pas déranger… que je m’étais complètement oubliée au passage.


Depuis petite, j’avais intégré une idée très simple : quand on a un CDI, on le garde coûte que coûte.


  • Même si on s’éteint à petit feu.

  • Même si on pleure avant d’aller travailler.

  • Même si on sent au fond de soi qu’on n’est plus alignée.


Alors je continuais.


Pourtant, quelque chose en moi changeait déjà.


Ce qui me manquait le plus dans ce métier, c’était l’humain. Moi, j’aimais prendre le temps d’expliquer aux gens. J’aimais qu’ils comprennent. J’aimais créer du lien.

Et petit à petit, je sentais un décalage grandir entre ce que je faisais… et ce que j’avais envie d’apporter au monde.


Pourquoi j'ai quitté le salariat malgré un bon salaire

Pourquoi j’ai quitté le salariat malgré un bon salaire ?


Je ne me reconnaissais plus dans la femme que j’étais devenue. (Et puis, il y a tout le côté personnel qui entre en jeu, on ne peut pas dissocier le pro du perso, en plus de mon travail, c'est moi qui gérerait ma fille au quotidien malgré la présence de son père, je n'étais pas soutenue, pas épaulée et là encore je n'avais fait que reproduire ce que j'avais vécu enfant : une mère qui gère tout, toute seule)


J’avais obtenu mon diplôme de clerc d’avocat.

J’avais des compétences.

Des idées.

Des capacités.


Mais intérieurement, je me sentais invisible.


Pas parce que quelqu’un décidait volontairement de m’effacer. Mais parce que moi-même, je n’osais pas vraiment prendre ma place.


Je n’osais pas exprimer mes besoins, dire les choses. Je préférais me taire plutôt que déranger.


Et quand on fonctionne comme ça, on finit forcément par vivre des situations qui nous frustrent.

Avec le temps, cette frustration est devenue de plus en plus forte.

Puis ma vie personnelle a évolué.


J’ai rencontré mon mari Alexandre. Je suis tombée enceinte. Et après la naissance de mon fils Soham, quelque chose est devenu impossible à ignorer :


Je ne pouvais plus continuer à vivre une vie dans laquelle je me sentais éteinte.


Parce qu’à un moment donné, le confort peut devenir une prison.

Pas à cause du salariat en lui-même.


Mais parce qu’on reste parfois dans des situations qui ne nous correspondent plus uniquement par peur de perdre la sécurité.

Et cette peur, je la connaissais très bien.


Alors quand j’ai repris le travail après mon congé maternité, j’ai senti encore plus fort ce décalage intérieur.

Une partie de moi savait déjà que j’avais besoin d’autre chose. D’une vie plus alignée.

Plus vivante.

Plus libre.


Mais à cette époque-là, je n’étais pas encore la femme que je suis aujourd’hui.


Je manquais énormément de confiance en moi. Je ne savais pas poser mes limites. Je ne savais pas me faire respecter.


En fait, je ne savais tout simplement pas comment être moi-même !

Parce qu’au fond, je ne me respectais pas moi-même.


Et ça a été le vrai fil rouge de ma vie pendant longtemps.


Toujours faire passer les autres avant moi. Toujours m’adapter. Toujours culpabiliser dès qu’il fallait penser à moi.


Alors quitter ce travail n’a pas seulement été un changement professionnel.
Ça a été le début d’un immense travail intérieur.

Apprendre à dire non.

Apprendre à écouter ce que je ressentais vraiment.

Apprendre que la loyauté envers les autres ne doit jamais nous coûter notre propre paix intérieure.


Voilà pourquoi j'ai quitté le salariat malgré un bon salaire ! Et honnêtement, ça n’a pas été simple. J’ai ressenti énormément de culpabilité. J’ai douté. J’ai eu peur.


Mais pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à me choisir moi.


Et aujourd’hui, avec le recul, je comprends que quitter ce poste n’était pas une fuite.

C’était le premier pas vers moi-même.


Alors, j'ai envie de te demander :


  • Où est-ce que tu restes encore aujourd’hui… uniquement parce que c’est ce que tu connais ? Parce que c’est “raisonnable” ? Parce que tu as peur de décevoir, de perdre la sécurité ou de te tromper ?


Et si la vraie question n’était pas : “Est-ce que je peux me permettre de changer ?”

Mais plutôt :“Combien de temps encore suis-je prête à me trahir moi-même ?”
  • Si tu n’avais plus peur… quelle vie choisirais-tu vraiment ?


Parce qu’au fond, l’audace d’être soi ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre. Elle consiste à arrêter de se réduire pour rentrer dans une vie qui ne nous ressemble plus.


Et c’est exactement pour ça que j’ai créé L’Audace d’Être Soi.


Un espace pour les femmes qui sentent qu’elles ne peuvent plus continuer à s’abandonner elles-mêmes. Un espace pour reprendre leur place, leur voix, leur vérité… et arrêter de survivre dans une identité devenue trop petite pour elles en créant leur propre sécurité intérieur.



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